CHAPITRE 33

  • Comment vas-tu ? Demanda Bill mal à l’ aise de leur proximité

  • Aussi bien que possible sans elle. Mais elle a su laisser nous laisser l’ espoir et tout son amour. C’est dur mais toi ?

  • Ça va. Lucille m’ a laissé une lettre qui m’ intrigue. C’est de ça que tu parles n’ est-ce pas ?

  • Oui. Bill il faut que je te dise quelque chose mais je ne sais pas par où commencer…

  • Je t’ écoute

  • …..

  • Allons je t’ intimide?

Il lut la réponse dans ses yeux. Il ne comprenait pas mais jamais il n’ aurait cru lui faire peur.

Il tenta de la rassurer.

  • Je ne t’ en veux pas du choix que tu as fait.

  • Ah bon ?

  • Non tu as fait le mieux pour toi comme je l’ avais fait avant

  • Oui mais….

  • Je ne veux pas que tu regrettes, je suis fière de ce que tu as réalisé

  • Seulement j’ ai fait le plus grand sacrifice qui soit pour la plus belle chose qui soit !

  • Je ne te suis pas, tu ne parles pas de ton départ n’ est-ce pas ?

  • Non mais en même temps si

  • Izabo ne me mets pas au supplice plus longtemps

  • J’ ai sacrifié notre amour pour notre réussite personnelle mais aussi pour nos enfants

Bill la regardait mais ne comprenait pas. Il repassait la phrase dans sa tête et il revit Lucille lui parlait gêner, Lionel le traitant comme un fils….. tout ça parce que ….

  • Nous avons des enfants ?

  • Oui

Ce qu’ elle redoutait arriva. Son expression changea, il devint rouge. La fureur le fît se rapprocher dangereusement d’ elle en un bond.

Elle mit ses bras au dessus de sa tête pour se protéger et s’ écroula par terre en gémissant de peur.

Cette scène le glaça. Non il ne lui ferait jamais de mal. Il s’ écroula à côté d’ elle et la supplia de le pardonner.

Elle releva la tête et le regarda en pleurant. D’ un filet de voix à peine audible, elle lui demanda de la pardonner elle.

Elle réalisait tout ce dont elle l’ avait privé.

Il réalisa quel fardeau cela avait du être pour elle.

  • Bill viens.

     

Jamais il n’ avait cru réentendre ces mots et surtout pas dans cette situation là.

Elle lui prit la main et l’ amena près de la maison.

Il vit Jean en train de pousser une petite fille et un petit garçon mignons comme des anges sur des balançoires.

Il observa la scène n’ osant bouger, ni parler. Tout cela était…..extraordinaire. Lui qui se sentait si vide depuis le départ d’ Izabo, et le mariage de Tom. Malgré leur succès, l’ argent, les filles, il n’ avait jamais trouvé la paix.

En voyant ses doubles, une partie de lui se remplit.

Il était terrifié mais si quoi ……heureux !

Il regarda Izabo, leur mère, celle qu’ il n’ avait jamais cessé d’ aimer.

  • Ne sois pas terrorisé, ils sont moins virulents que tes fans !

  • Je ne sais pas, c’est si …….

  • Je suis sûr que tu seras un bon père

  • La tête de Tom lorsqu’il va savoir!

  • Oh! Tom…

  • Il s’est assagi tu sais ? Il s’est marié, tout comme Gustav qui l’ aurait cru ?

  • Pas moi ! Et Gé ?

  • Il a quelqu’un mais il a du mal à faire le grand saut !

  • Et toi ? Lui demanda t’elle

  • Non

  • Non quoi ?

  • Je n’ai personne et toi ?

  • Tu rigoles j’ espère ! Avec ces deux zouaves, je n’en ai pas le temps !

  • Bien

  • Tu trouves ?

  • Oui, tu n’ auras pas à divorcer

  • Comment ?

  • As-tu toujours ma bague ?

  • Oui , euh….. juste là lui dit-elle en la lui montrant au doigt où il l’ avait mise

  • Je te l’ avais donné pour te demander en mariage

  • Bill……..je n’avais pas compris…..

  • Veux-tu m’ épouser Izabo?

  • Quoi…….enfin…….oui

Ils se prirent par la main, s’ embrassèrent et allèrent retrouver leurs enfants.

Toutes les questions seraient pour plus tard.

Ils avaient un avenir à construire, sous l’ oeil complice de leur famille mais aussi de Lucille.

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CHAPITRE 32

Par une belle journée de mai, le téléphone sonna. Izabo concentrée dans sa peinture ne fît pas attention et renversa sans le casser un vase d’ Atida. Elle s’en voulut : son amie était décédée l’ année dernière et elle lui avait légué sa maison et tout ses biens, n’ayant aucun héritier.

Quand elle décrocha, elle ne reconnut pas la voix de Lionel. En pleure, il lui expliqua que Lucille avait fait une rechute depuis quelques semaines. Elle avait commençait un traitement mais tout était allé très vite et cette nuit elle avait fait un arrêt cardiaque.

Izabo crut qu’ on lui arrachait le cœur. Il s’ excusa de ne pas l’ avoir prévenu, mais Lucille ne voulait pas l’ alarmer.

Comme un automate, elle dit à son oncle qu’ elle prenait le premier vol en partance avec les enfants.

A son arrivée, il était minuit. La maison était silencieuse. Jean l’ accueillit dans une grande accolade. Il l’ aida à coucher les deux petits morts de fatigue. Il fût surpris de leur ressemblance. L’un était l’ autre au masculin et vis versa. Il les regarda et reconnut leur parents. En effet ils avaient le haut du visage de leur mère : superbe crinière foncée et épaisse, et les yeux noir pailleté en amande. Pour le reste il revoyait ce grand jeune homme à la bouche charnue et boudeuse.

Il alla chercher Lionel. Celui-ci se mit à pleurer dans les bras de sa nièce. Il avait une mine affreuse et elle se retint de lui faire remarquer qu’ ils auraient pu la mettre au courant.

Ils discutèrent un moment, surtout de la journée du lendemain. Avant de se retirer, Lionel la fît venir dans son bureau et lui remit une lettre de sa tante.

Izabo passa par sa chambre pour vérifier que les enfants dormaient, puis elle monta dans l’atelier. Rien ou presque n’ avait changé. Il y avait plus de dessins aux murs des enfants mais c’était tout.

Elle alla sur le divan et lut les larmes prêtes à couler ce que sa tante voulait lui dire.

Ma très chère Izabo, ma puce

Ne prends pas mal mon silence, n’ en veut pas à Lionel. Il a respecté ma volonté. Je ne voulais pas que tu me vois dépérir.

Je veux que tu ne gardes de moi que ce que tu as connu de meilleur.

J’ ai su au moment où on m’ a dit que le cancer était revenu, que je ne m’ en sortirais pas cette fois.

J’ ai lutté mais mon moment est arrivé.

Je suis fière de toi, de ce que tu as fait de ta vie. J’ ai l’ orgueil de prétendre en être pour une partie responsable !

J’ ai essayé d’ être ta tante, ta cousine, ta soeur, ton amie, ta mère : j’ espère t’ avoir donné ce qu’ il te fallait. En tout cas toi tu m’ as rempli de fierté et d’amour. Merci.

Aujourd’hui avec le recul, je me rends cependant compte que j’ ai raté une chose.

Je sais que ce que je vais te dire va te faire mal, mais je le dois parce que je l’ ai sur ma conscience.

Tu dois tout dire à Bill. Il en a le droit.

Je suis persuadée qu’ il vous reste assez d’ amour pour partager quelque chose , en tout cas tes enfants doivent connaître leur père. C’est de ton devoir de mère.

Pendant toutes ces années, il a respecté ton vœux, mais il en a souffert. Il a régulièrement pris de tes nouvelles.

Alors en tant que mère, donnes à tes enfants un père. Tu le sais il est difficile de grandir.

Je t’ aime et je serais toujours avec toi, dans ton cœur comme tu le seras dans le mien.

LUCILLE

Izabo se mit en chien de fusil et pleura tout son soul.

Au milieu de la nuit, elle alla se coucher en couvant du regard ses enfants.

Elle n’ arriva pas à trouver le sommeil. En faisant le deuil de sa relation avec Bill, elle l’ avait inconsciemment pour son rôle de père. Maintenant elle s’ apercevait qu’ elle l’ avait spolié.

Elle se sentait coupable et en même temps révoltée, parce qu’ elle avait peur de sa réaction, peur qu’ il ne lui les prenne.

Le lendemain, elle rencontra toute la famille. Tout le monde était silencieux.

Les obsèques eurent lieu dans une petite chapelle de berger au milieu des pins des Landes. Selon son souhait, elle fut incinérée et une partie de ses cendres furent répandues dans l’ océan et l’ autre mis dans le caveau de la propriété arcachonnaise de Lionel.

Un vin d’ honneur était servi là-bas justement. Izabo supportait mal tout ce monde, alors elle décida d’ aller marcher dans le parc. S’ assurant que les enfants obéissaient bien à Jean, elle alla jusqu’ au kiosque en bord du bassin.

Elle sentit une présence derrière elle et se retourna s’ attendant à voir son oncle.

Ce fût un choc : le voir là après tout ce temps. Il n’ avait pas changé, juste quelques rides ornaient le coin de ses yeux.

  • Salut lui dit-il les mains dans les poches

  • Salut

Les larmes commencèrent à couler de leurs yeux et ils se rejoignirent en deux pas.

Chacun recevait un peu d’ espoir dans cette accolade, du réconfort. Ils avaient l’ impression qu’ ils retrouvaient leur place.

Si les choses étaient aussi simples….

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CHAPITRE 31

Elle avait enfin trouvé une certaine routine.

Sa vie se passait entre ses nombreux cours et projets de réalisation, et ses soirées avec Atida ce qui lui laissait peu de temps à elle.

Un soir où elle frappa à sa porte pour une de ses soirées rigolades comme elle en avait le secret, Izabo commença à se sentir vaseuse.

Elle resta un moment à discuter et s’ excusa auprès de son hôte pour aller se coucher. Dès qu’  elle se mit debout, la tête lui tourna et elle s’ évanouit.

Atida lui mit un coussin sous la tête et appela les urgences. En attendant que l’ ambulance arrive, elle appela Lucille et Lionel.

Elle leur dit qu’ elle partait avec Izabo à l’ Hôpital et qu’ elle les tiendrait informer.

Après quelques examens, le docteur annonça à une Izabo atterrée qu’ elle était enceinte d’ environ quatre mois.

Il lui dit que tout était normal mais qu’ il fallait qu’ elle se repose.

Atida entra après le départ du praticien, et en voyant la mine de la jeune fille la serra dans ses bras.

Izabo se mit à pleurer et elle raconta sa vie à la vieille dame.

Celle-ci l’ écouta, la berça, la calma et lui dit que la nuit porte conseille. Une fois rentrée, elle rappela à Bordeaux et les rassura tout en leur disant qu’ un voyage au Danemark s’ imposait.

Le lendemain, Izabo réintégra son appartement. Il lui semblait que tout avait changé mais en même temps c’est comme si rien n’ avait bougé.

La vieille dame se permit de lui dire qu’ elle avait eu une belle vie et que celle qui s’ annonçait aller l’ être encore d’ avantage.

Izabo prit deux jours de repos, elle passa son temps entre son lit et de calmes promenades le long de la magnifique plage de galets.

Du moment où elle prit sa décision, elle retrouva la paix. C’est dans une forme olympienne qu’ elle accueillit son oncle et sa tante.

Atida leur facilita les choses en les accueillants chez elle.

Quand Izabo leur annonça sa bonne nouvelle, ils en restèrent muer. Ce silence lui permit de les convaincre du bien fondé de vouloir garder le bébé mais aussi de ne pas en avertir le père. Elle voulait faire selon sa façon et c’est elle qui allait se débrouiller.

Elle avait réfléchi à comment aménager ses heures de cours, tout en s’ observant comme une bête curieuse.

Bien sûr elle avait vu qu’ elle ne fermait plus le bouton de la ceinture de ses pantalons ! Elle avait mis ça sur le compte du changement de nourriture.

Certes elle n’ avait pas eu ses règles mais ça lui arrivait de temps en temps ; et puis avec tout cette agitation elle n’ avait pas calculé.

Lionel avait le front barré de rides du souci et Lucille la regardait avec les yeux humides.

Mais ils la surprirent en la serrant dans leur bras. Ils lui firent remarquer qu’ avec le cancer dont Lucille était sortie vainqueur, rien ne les effrayait.

En plus ils avaient réduit de beaucoup leur activité pour profiter l’ un de l’ autre et des enfants. Les affaires étaient entre de bonnes mains.

Ainsi ils pourraient venir régulièrement.

Atida leur dit qu’ un enfant la rajeunirait encore plus, alors elle assurerait la garde au moins à temps partiel.

Ainsi la grossesse d’ Izabo se déroula dans la séreinité. La famille l’ appelait tout les soirs et venaient une fois par mois;

Atida était au petits soins, la nourrissant et la faisant réviser quand il y en avait besoin pour qu’ elle reste confortablement allonger dans le divan.

A son septième mois de grossesse, Izabo alla à l’ hôpital pour faire son échographie. Le docteur était le même que le soir de son malaise. Il la suivait une fois par mois.

D’ habitude curieux de la France et des français, aujourd’hui c’est le front plissé et silencieux qu’ il regardait l’ écran.

  • Il y a un problème ?

  • Euh ? Non je ne crois pas

  • Vous croyez ou vous en êtes sûr ?

  • Et bien…. c’est à dire que je suis confus mais c’est la première fois que ça m’ arrive.

  • Qu’ est-ce que ….

  • Je n’ ai pas vu qu’ il s’ agissait de jumeaux

Izabo n’ entendit pas la suite tant le choc était grand.

  • Mademoiselle vous m’ entendez ?

  • Comment ?

  • Je vous dis qu’ il s’agit d’un garçon et d’ une fille. Les bébés vont bien, certes ils sont un peu plus petits que la moyenne mais c’est normal. Ils sont magnifiques, regardez. Là ce sont leurs jambes croisées et là leurs bras. Vous voyez ils ont entremêlé leurs bras et ils sucent leur pouce. C’est fascinant.

  • Oh!

  • Je vous sors des prises de vue d’eux. Bon elles ne seront qu’ en noir et blanc.

  • Non c’est génial

  • Vous pouvez vous rhabiller et voyez avec ma secrétaire pour un rendez-vous dans trois semaines.

    Je vous recommande d’ alléger encore un peu votre emploi du temps et si d’ ici là vous avez un problème appelez-moi je vous recevrais.

Izabo rentra complètement halluciner. Elle montra les images à Atida sans rien lui dire, mais la vieille dame comprit très vite.

Elle la serra dans ses bras et lui assura que même à deux ils ne lui faisaient pas peur.

Izabo regagna sa chambre tôt ce soir là. Elle avait besoin de digérer tout cela. Elle regarda les photos de ses enfants….ses enfants et ceux de Bill. Comme il lui manquait. Et si elle s’était trompée. Elle téléphona à Bordeaux pour leur annoncer la nouvelle. Ils furent enthousiaste et lui intimèrent de se reposer.

Izabo confia ses doutes à Lucille. Celle-ci ne lui avait pas dit qu’ à l’ occasion du nouvel an Bill avait appelé. Elle lui avoua et lui raconta le formidable début d’ année que le groupe connaissait.

La sortie de leur nouvel album avait été comme un raz de marée. Tous les magazines leur promettaient une pluie de récompenses. Il était prévu qu’  ils entament une série de concert dans le monde entier.

Lucille ne voulait pas l’ influencer, alors elle ne lui cachait rien pour qu’elle décide en toute connaissance de cause.

Izabo se coucha et les yeux ouverts dans le noir, elle pleura toutes les larmes de son corps.

Le huitième mois de grossesse commença à la faire douter qu’ elle arriverait jusqu’ au bout. Son médecin la rassura mais elle était affolée de ne plus voir ses pieds.

Quand elle se voyait de profil, elle avait peur. Atida pour la calmer, lui montra des photos de sa sœur cadette enceinte il y avait cinquante ans de ça. Elle lui avoua qu’ elle avait pris une photos d’ elle tout les mois pour voir l’ évolution. Sa soeur lui avait dit que c’était une période difficile mais tellement importante pour une femme.

Elle lui donna les clichés : Izabo se voyait absorber chaque fois devant une fenêtre ou la mer. Elle était touchée de l’ attention mais ça lui rappelait aussi qu’ elle était seule. Même si c’était de son choix, il n’ en restait pas moins que c’était douloureux.

Le neuvième mois fut une vrai corvée. Izabo était échouée comme une grosse baleine sur le lit ou le sofa. Elle n’ arrivait plus à se chausser. Elle avait arrêté les cours, et passait son temps à regarder des films ou à bouquiner.

Quand elle sentit un liquide lui coulait le long des jambes, elle appela Atida et téléphona au médecin pour l’ avertir de son arrivée à l ‘hôpital. Elle avait peur parce que ce n’ était pas encore le terme, mais le médecin la rassura.

L’ accouchement fût long et dur. Atida lui tenait la main et l’ aidait du mieux qu’ elle pouvait.

Ainsi en ce 21 juin naquirent Maya et Loïs. Elle avait eu du mal à choisir leur prénom, mais pas leur nom de famille : Kaulitz.

La famille au grand complet vint quand elle et les enfants furent sortis de la maternité.

Tout le monde évitait de parler du père mais ne pouvait s’empêcher de voir la ressemblance.

Ils avaient un duvet de cheveux noir et des yeux noirs en amande, une bouche charnue et des membres longs et fins.

Après un babyblues éprouvant et des nuits agitées pendant deux mois, la vie suivit un cour plus calme.

Izabo reprit petit à petit ses cours, les enfants grandissaient à vue d’ œil.

A peine eut-elle finit ses études qu’ elle commença à vendre quelques toiles et autre sculptures.

De succés en succés, elle put arrêter son job alimentaire de restauratrice de monuments historiques pour se consacrer entièrement à ses créations.

Elle créa aussi sa propre marque de vêtements.

Elle ne vit donc pas les années passées. Bill restait toujours présent, elle prenait de ses nouvelles par l’ intermédiaire de Lucille. Et puis elle n’ avait qu’ à ouvrir les magazines pour le voir. Mais dernièrement on aurait dit que le groupe levait le pieds. Après avoir traversé moultes tempêtes et scandales, il serait temps qu’ ils se posent. Ils l’ avaient mérité. Elle espérait qu’ ils étaient heureux.

Elle ne l’ avait pas vu depuis cinq ans.

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CHAPITRE 30

Bill la fît entrer dans une cabine toute en bois. Un lit trônait sur une estrade où en descendant quelques marches attendait un bain de pétales et de bougies dans une immense baignoire ronde.

Izabo avait le cœur chaviré. Oui elle avait peur mais encore plus envie de partager ça avec lui ici et maintenant.

Elle se rapprocha de lui, et l’ enlaça timidement.

Bill voyait toutes ces expressions défilées sur ce si beau visage et il la laissa faire ; il ne voulait pas l’ obliger à quoique ce soit. Quand il comprit son choix alors il commença à faire glisser ses mains sur son corps.

Leurs corps soudés, ils s’ embrassaient à en perdre haleine. Leurs mains après avoir parcouru l’ un l’ autre, s’ agacèrent de ne trouver que du tissu. Ils se dévêtirent avec précaution, sensuellement. Ils s’émerveillaient devant leur beauté réciproque.

Ils se rapprochèrent mais n’ osèrent se coller de peur de perdre leur contrôle. Ils s’ embrassèrent du bout de leur langue. Main dans la main ils gagnèrent l’ eau tiède et parfumée. Avec une grosse éponge naturelle et douce, Bill promena sa main sur tout le corps d’ Izabo. Celle-ci ferma les yeux tellement elle avait l’ impression qu’ elle allait s’ évanouir. Puis elle la lui prit des mains et partit à la découverte de ce corps imberbe blanc et longiligne.

Leurs frôlements étaient si légers qu’ ils les consumaient de désir. Jamais ils n’ avaient ressenti autant d’ envie, de sensualité, de sexualité.

Izabo vint s’ allonger sur Bill. Elle sentait son érection et ne savait pas si elle résisterait plus longtemps.

Bill lui caressa en de longs va et vient la colonne puis les seins. Izabo respirait fort. Il descendit ses mains sur ses fesses, attrapa ses cuisses et les écarta pour qu’ elle vienne s’ empaler sur son sexe.

Tout allait doucement, sans heurt mais dès qu’ il fût en elle et qu’ elle commença des mouvements du bassin, il crut défaillir.

Avec un râle, il les sortit de l’ eau et ils allèrent sur le lit s’allonger. Ils étaient face à face sur le côté et se regardaient. Izabo laissa sa main se promenait jusqu’ au visage de ce si troublant brun. Elle l’ embrassa, pendant ce temps Bill essayait de garder un semblant de contrôle.

Elle le fixa droit dans les yeux .

  • Viens

Il la caressa un peu, l’ embrassa et se mit sur elle. Calé entre ses jambes, il eût vite fait de la pénétrer. Il essaya d’ aller le plus doucement possible, en de longs aller-retour mais Izabo gémissait et lui tenait les fesses pour qu’ il vienne de plus en plus vite, de plus en plus profondément.

Il aurait voulu lui faire l’ amour des heures mais elle lui saisit le visage et lui dit :

  • S’ il te plaît, viens !

Alors il se laissa aller, il accéléra encore le rythme et laissa le plaisir les noyer.

Izabo noua ses jambes autour de lui et le serra fort. Il était bien là, il ne voulait plus bouger.

Pour tout ce qu’ il voulait lui montrer, ils auraient le temps se dit-il.

Izabo avait les larmes qui lui coulaient le long du visage. Elle ne voulait pas que ça se termine mais elle avait fait son choix.

Ils s’endormirent dans les bras l’ un de l’ autre.

Quand Bill se réveilla, il était seul. Il lui fallut un moment pour émerger et réaliser que la place à côté de lui était froide.

Ses doigts rencontrèrent un bout de papier. Ce fût comme une décharge, il bondit et commença à lire ce qu’ il redoutait et ne pouvait croire.

Mon amour,

Je suis plus qu’ heureuse de la nuit que nous venons de passer. Grâce à toi, je suis enfin entière.

Cette année avec toi m’ a redonné force et confiance. Je sais maintenant ce que je suis et ce que je veux.

Je te veux mais il faut que je fasse un choix. Tout comme toi la musique, l’ art est essentiel à mon intégrité.

Pour nous, pour moi laisses-moi partir.

JE T’AIME

Izabo

Bill se rassit, la tête dans les bras et laissa couler les larmes.

Il la comprenait parce qu’ il réalisait maintenant que lui aussi avait fait un choix en montant dans l’ avion pour l’ Allemagne après leur escapade parisienne.

Alors sa vie, leur vie ne se résumerait qu’ à ça : la souffrance de devoir se réaliser l’ un sans l’ autre ?

Il s’ allongea et sombra dans un sommeil agité jusqu’ à ce que son frère vienne.

Ils n’ eurent pas besoin d’ échanger de mot. Tom ne lui avoua pas que c’était mieux. Il les conduisit à l’ aéroport.

Izabo avait eu du mal à le quitter mais elle savait que c’était comme ça et pas autrement.

Elle se consolait en se disant que peut-être un jour …..

Elle rentra chez elle, et expliqua la situation. Comme elle s’y attendait, ils ne furent pas ravis de la voir partir à l’ autre bout du monde. Elle leur rappela que les avions existaient mais ils ne furent pas dupes. Ce genre de cursus appelait beaucoup de travail et elle allait rencontrer d’ autres gens.

Ils savaient qu’ ils ne la reverraient pas de si tôt mais n’ en dire rien. Ils devaient l’ aider, la pousser dans ce qu’ elle voulait.

Ce qu’ ils ne savaient pas, c’est que bientôt une raison supplémentaire les appelleraient à Copenhague souvent.

Quelques semaines passèrent et Izabo s’ envola donc pour sa nouvelle vie. Elle n’ avait pas eu de nouvelle de Bill et ne l’ avait pas appelé malgré les nuits d’ insomnie.

Dès qu’ elle attérit, elle fût submergée de choses à faire : d’ abord à organiser et décorer son deux pièces. Puis vint son entrée début janvier à l’ école. Elle dut s’ adapter à la différence de prononciation de l’ anglais, aux nouveaux rythmes, cours et façon de vivre des danois.

Heureusement sa voisine de maison était charmante. Atida avait soixante quinze ans mais en paraissait dix de moins au moins. Elle avait un dynamisme à tout épreuve et savait se montrer discrète tout en restant présente au côté des étudiants auxquels elle louait un bout de sa maison. Izabo avait sa propre entrée mais au fond de son couloir une porte donnait directement dans le salon de la vieille dame.

Après quelques semaines, elle s’était liée d’ amitié avec elle.

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CHAPITRE 29

Ils lui dirent que non et qu’ elle ferait mieux d’aller voir ailleurs ! Ce qu’ elle ne se fît pas répéter deux fois, se laissant entrainer par une petite colère.

Elle monta directement à son atelier en ralant.

Quand elle claqua la porte, elle plongea dans deux lacs noirs. Tout d’ abord figée, elle sauta dans les bras de Bill. Après un échange plus qu ‘enflammé de baisers elle lui dit :

  • Je suis heureuse que tu sois là

  • Moi aussi, bon anniversaire Izabo

     

Dans sa bouche son prénom avait toujours cet accent si particulier qui la faisait frissonner. Elle se blottit encore plus contre lui. Il attendit quelques instants puis l’ éloigna un peu pour pouvoir la regarder. Elle avait les larmes aux bords des yeux.

  • Je ne veux pas te faire pleurer, et je ne t’ai pas encore offert ton cadeau !

  • Ah! ce n’est pas toi mon cadeau ?

  • Si un peu mais …

  • Attends que je vois Elise, elle va m’ entendre !

  • Tu es fâchée ?

  • Non bien sûr que non ! Alors tu as un autre cadeau pour moi ?

  • Oui.

Il sortit une petite boite de l’ intérieur de son blouson :

  • Je ne sais si ça va te plaire

  • mais si j’ en suis sûre

Elle ouvrit le petit écrin et son cœur ne fît qu’ un bond. Trois anneaux noir, blanc et violet translucides, étaient reliés par un maillon en argent en forme de plume. La bague était assez volumineuse mais elle était légère et quand Bill lui glissa à l ’ annulaire gauche, elle s’ adapta à son doigt.

  • Oh! Mon dieu….

  • Izabo ?

  • Oui quoi ?

  • Ça va ?

  • Euh ? Oui je crois mais c’est ….

  • …..

  • Merci elle est très belle.

Elle se jeta sur lui et le serra le plus fort qu’ elle put.

  • Je suis comblée aujourd’hui !

  • Je suis content qu’ elle te plaise mais je …

  • attends je vais la montrer viens !

Bill n’ eut pas le temps de lui dire le petit laïus qu’ il avait préparé. Il s’ était dit que ce serait bien qu’ ils se fiancent puisqu’ ils avaient réussi à rester ensemble malgré tout ce temps séparé. A priori elle n’ avait pas saisi l’ importance de l’ instant.

Il aurait tout le temps de lui expliquer plus tard.

Il descendit et rejoint la famille. Lucille le regarda avec un petit froncement de sourcil mais ne dit mot.

Jean arriva avec le courrier et Izabo lui demanda si elle n’ en avait pas. Effectivement une grande enveloppe lui était adressée. Elle la prit, s’excusa et partit se réfugier dans sa chambre.

Elle déchira avec impatience l’ enveloppe et lut la lettre. Des larmes de joie envahirent ses yeux.

Elle était acceptée dans la plus grande école d’ Art appliqué de Copenhague.

Elle cacha tout cela dessous son oreiller et redescendit.

Quand on l’ interrogea, elle dit que tout allait bien ; ce qui était vrai au demeurant sauf en ce qui concernait sa famille. Elle réalisa qu’ elle allait lui manquait et elle se doutait que tout ce petit monde n’ allait pas avaler la pilule aussi facilement.

Son argument principal serait que cette école était la meilleure et que ça correspondait à son souhait.

En attendant l’ apparition du groupe en fait dans son entier, avec Tite ne lui laissa pas le temps de s’ interroger d’ avantage.

La soirée passa en grandes discussions, plaisanteries. Ils allèrent au hangar sur les quais pour voir une exposition d’ Art contemporain.

Une dernière surprise attendait Izabo : ils avaient loué une péniche pour passer diner et passer la nuit à danser.

Elle y retrouva quelques amis artistes mais aussi ceux des garçons. La soirée se passait bien mais Izabo avait besoin d’ air. Elle profita d’ aller aux toilettes pour s’ isoler sur le pont.

Bill vint l’ y rejoindre. Elle espérait qu’ il ne la touche pas car elle avait besoin de tous ses moyens pour lui annoncer son départ.

Mais quand il la prit dans ses bras, elle s’ y abandonna remettant à plus tard tout ça.

Ils s’ embrassèrent d’ abord doucement. Ils n’ avaient pas vraiment eu le temps de se retrouver depuis le début d’ après- midi. Ils se redécouvraient, s’ appréciaient. Le feu renaissait, et ne tarda pas à les consumer d’ envie.

A bout de souffle Bill plongea son regard dans celui de sa douce et lui demanda si elle acceptait de le suivre. Izabo sentait bien que ce n’ était pas une question anodine, et bien qu’ elle n’ en saisissait pas tout le sens, elle dit oui. Elle se sentait prête à tout avec lui, sans appréhension.

Main dans la main ils descendirent dans les entrailles du bateau.

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CHAPITRE 28

Ils rentrèrent à l’ hôtel où l’ attribution des chambres fût un moment d’ intense gêne. Finalement tout le monde fût raisonnable …. sur le moment.

Après cinq minutes, un balai se fît. Elise et Gé se rencontrèrent dans le couloir et finalement ce dernier l’ invita à boire un dernier verre.

Tite frappa à la porte de Gustav qui ouvrit avant même qu’ elle est fini. Ils se regardèrent et sans dire un mot Gus attira la jeune fille dans ses bras.

Izabo avait envie de rejoindre Bill mais elle n’ était pas sûr que ce soit une bonne idée. Elle n’ était pas prête à franchir ce pas malgré toute l’ envie qu’ elle en avait.

Il toqua doucement à sa porte. Elle hésita à aller ouvrir, mais s’ y résolut.

  • Salut

  • Salut

  • Puis-je entrer ?

  • Oh! oui bien sûr

  • Je pensais qu’ on pourrait boire un dernier verre ?

Et il sortit de derrière son dos deux flûtes et une mignonette de champage.

  • Ah! Oui si tu veux….

  • Ok, tu ne m’ aides pas là

  • Bill… je ne voudrais pas que tu te méprennes…

  • Izabo, je ne sais pas pour qui tu me prends ?

  • Non je ne crois pas que …. mais je ne suis pas prête c’est tout.

  • Je le comprends très bien et je ne t’ obligerais à rien. Je veux seulement être avec toi même si je ne te cache pas que tu me plaît énormément.

Il posa ce qu’ il avait dans les mains et la prit dans ses bras. Il l’ embrassa tendrement, doucement en se retenant de se serrer contre elle.

Alors elle le prit par la main, et l’ amena à se coucher. Elle s’ étendit contre lui et s’enferma dans ses bras.

Ils n’ avaient pas besoin de mot, Bill profita du doux parfum de ses cheveux et il écouta sa respiration se ralentir. Il mourait d’ envie d’ elle mais la confiance qu’ elle lui témoignait en s’endormant dans ses bras, en la laissant l’ approcher si prés, lui suffisait pour le moment.

Il s’ endormit à son tour.

Le lendemain, tout le monde était silencieux. Les garçons repartaient en Allemagne pour préparer leur nouvel album. Ils leur expliquèrent que ce seraient des réunions sans fins avec le staff de la production pour savoir dans quelles directions ils orienteraient leur choix musicaux. Ce qui effraya encore plus les filles furent quand ils leur dirent que pour vraiment composer, ils partiraient entre eux quelque part où personne ne les atteindrait.

Telle une tornade, après l’ agitation ils ne laissèrent que silence et désespoir. Le chauffeur amena les filles à Orly pour prendre l’ avion qui les ramènerait à leur vie.

Elles gardèrent le silence, chacune plongeait dans ses pensées.

Dans les jours qui suivirent, il n’ y eu aucun coup de téléphone. Les filles s’échangeaient des sms au cas où…. mais rien. Puis les appels arrivèrent mais au lieu de les laisser heureuses et apaisées, ils ne firent que les attrister d’ avantage. Les garçons partaient sur l’ Ile de Maeva pour s’isoler, composer, et reprendre des forces avant une année qui s’ annonçait comme éreintante mais au enjeux planétaires.

Ainsi elles reprirent leur vie, là où elles les avaient laissé. Tite et Elise, fortes de leur relation secrète avec les G, prirent leur envol. Elles fréquentèrent d’ autres garçons et choisirent leur cursus dans le tourisme.

Izabo n’ arrivait pas à envisager une relation avec quiconque mais en même temps elle ne pouvait pas rester en attente de Bill. Elle souffrait de cette situation et Lucille s’en aperçu malgré les heures sombrent qu’ elle traversait avec son traitement.

Un après-midi elle lui demanda de l’ accompagner en ville faire un brin de shopping.

Hors de toutes oreilles indiscrètes, elles purent parler. Lucille lui raconta vraiment son histoire avec Bill et Izabo devant autant de franchise lui avoua ses sentiments ainsi que ce qui la retenait.

Enfant rêveuse, Izabo n’ avait jamais trouvé l’ écho auprès de ses parents. Alors quand son oncle avait débarqué comme un naufragé, bronzé et mal rasé, elle s’ était vite pris d’ admiration pour cet aventurier. La réalité était tout autre. Il était seulement un homme aux grandes désillusions et qui buvait. Au soir de ses quatorze ans, ayant abusé de toutes les bouteilles qui trainaient sur la table, il avait tenté de la séduire. Heureusement il avait assez d’ humanité encore pour réaliser ce qu’ il était en train de faire avant que le pire n’ arrive. Dès le lendemain il partit sans laisser d’ explications à ses parents pour on ne sait où.

Izabo n’ avait pu tout dire et le peu que ses parents subodoraient, ils faisaient semblant que cela ne s’ était jamais passé. Alors elle avait grandi seule, avec l’ impression de faire fuir les gens parce qu’anormale. Elle comprenait qu’ elle n’ y était pour rien, mais elle avait quand même perdu le seul qui avait pénétré son monde. Elle s’en voulait presque de ne pas lui avoir donné ce dont il avait besoin, tout en ayant conscience que ce n’ était pas à elle de le faire.

Le fait de s’ être confiée à Lucille et de pouvoir en parler, allégea son fardeau. Elle réussit à se concentrer sur ces études. Elle s’ inscrit à Berlin puis à Copenhague pour poursuivre son apprentissage de la maîtrise des substances et de son Art. Elle y voyait clair maintenant. Elle voulait créer tout ce qu’ elle pourrait ; elle ne voulait aucune limite à son inspiration.

Les semaines passèrent pendant lesquelles elle échangea coups de fil, mails, sms, conversations msn avec la webcam avec Bill. Il ne tenait plus la première place mais il restait comme un rêve inachevé. En y réfléchissant, elle se dit qu’ elle avait atteint un équilibre. Elle comprenait le choix de Bill et elle allait faire bientôt le sien.

Pour son vingt quatrième anniversaire Izabo ne voulait pas une fête grandiose, juste être en famille.

Elle en parla à Lucille qui se portait de mieux en mieux. Son traitement avait eu l’ effet escompté : une rémission.

Ainsi le vingt deux novembre au matin, elle s’ assit dans son lit et fît un rapide tour d’ horizon de sa vie. Le bilan lui allait : elle était heureuse même si elle n’ avait pas encore commencé son métier ni trouvé un compagnon…..en dehors d’un Kaulitz qui ressemblait plus à un fantôme ! Elle avait appris à le mettre dans la catégorie des relations intermittentes plutôt que vraiment comme l’ élu de son cœur ; un peu de prudence n’ avait jamais fait de mal.

Elle prit le temps de se prendre un bon bain plein de poudres magiques. Puis une fois habillée avec ce qu’ elle préférait, c’est à dire d’ un tea-shirt de son cru, de son sempiternel jean et de ses bottes, elle descendit affrontait sa famille. Les bons et joyeux anniversaire plurent ainsi que les gros câlins pleins de confiture et de chocolat. Comme on était samedi tout le monde était là.

Les enfants voulurent lui offrir leurs cadeaux fabriqués par leur soin. Les larmes lui montèrent aussitôt aux yeux. Elle était si bien ici. Ils étaient sa famille et cela n’ avait pas de prix. Lucille et Lionel lui tendirent un paquet. Ils lui dirent ô combien elle comptait pour eux. Lorsqu’ elle ouvrit l’ enveloppe de papier kraft, elle n’ osa attraper ce qu’ elle voyait briller au fond.

Elle partit en courant dans l’ escalier de la cave et en y entrant elle s’ arrêta net : une Audi TT noire resplendissante et surtout décapotable brillait de milles feux.

Tout le monde arrivait, elle se décida à monter à bord. Son oncle lui montra comment la décapoter.

  • Mais vous êtes fous !

  • Si tu ne la veux pas, je peux toujours la ramener ! Dit Lionel

  • Non c’est moins qui la prend ! Dit Lucille

  • Bien sûr que je la veux mais …. c’est si ….

  • Non c’est juste. Tu as bien travaillé et tu as été extraordinaire cette année.

Jean arriva :

  • Après un tel cadeau je vous donnerais le mien plus tard

  • Non je vous en prie

Il lui mit sur les genoux une boite assez grosse. Il n’ était pas facile de l’ ouvrir avec le volant mais quand elle y arriva un gémissement s’échappa de sa gorge.

Elle en sortit un appareil photo, celui de sa mystérieuse amante.

  • Oh! Jean c’est….je ne peux accepter…. c’est trop!

  • Non je suis sûr que vous en ferez un excellent usage et je sais que quelqu’ un là haut approuve. Je l’ ai fait réviser, il marche du tonnerre.

  • Merci, je suis très touchée. Merci à tous, vous m’ avez gâté tellement

  • Bien alors j’ irais bien faire un tour de cabriolet, en plus il fait beau ! Demanda Lionel

  • Je vais vous chercher des manteaux, des écharpes, des gants, des chapeaux et des lunettes de soleil! Dit Jean

  • Je vais vous aider lui offrit Lucille

Les enfants partirent jouer, Lionel expliquait différentes choses à Izabo.

Ainsi ils allèrent faire un tour qui les amena sur les quais puis sur la rocade où ils firent le tour de Bordeaux. Ils finirent par s’arrêter chercher Elise. Celle-ci en resta muette une fois n’ est pas coutume.

  • Euh? Tu comprends bien que je ne pourrais égaler ce cadeau ?

  • Ah bon ? je ne comprends pas pourquoi !

  • Mais je te réserve une petite surprise de mon cru plus tard dans l’ après-midi. Jusque là ce n’ est pas la peine de me demander quoique ce soit à part ceci peut-être ?

  • Qu’est-ce que c’est ?

  • Ouvres

Dans un petit cabochon se trouvait un collier. Au bout d’une longue chaine en argent pendait tout un assemblage de petit sujet et de pierres en chapelet. Elise passa le présent autour du coup d’ Izabo. Le bijou lui tombait en dessous de la poitrine presque sur le ventre.

  • Tu n’en trouveras pas d’ autre comme celui-ci ailleurs. Il a été fait pour toi.

  • Oh! Elise, il est somptueux ! Pile poil ce que je voulais !

  • Tu vois que je t’ écoutes quand tu parles !

  • Je m’ en souviendrais, viens là que je te sers …..

  • Je t’aime tu le sais ça ?

  • Oui moi aussi allez viens on va chez moi

  • Et n’ oubliez pas le vieux que je suis !

Tout le monde rigolait, la journée se passa au mieux. Rien d’ exceptionnelle après ces beaux présents, juste un bon repas préparé et dégusté en famille.

A un moment Izabo se fît accaparer par les enfants ; quand elle revint elle trouva Lucille, Lionel, Jean et Elise en train de murmurer.

  • que de cachoteries ! Alors je peux savoir ?

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CHAPITRE 27

Bill n’ avait pas fait les choses à moitié : il avait loué une limousine pour que les sept puissent monter ensemble. Du champagne et des petits fours les y attendaient.

La limousine leur fit faire le tour des grands monuments de Paris. Tout le monde était sur un petit nuage, même Tom avait retrouvé le sourire et blaguait.

Ils arrivèrent devant un grand bâtiment de type industriel, dont les abords avaient été aménagés pour accueillir des limousines à l’ abri des regards et des intempéries.

Ils pénétrèrent dans un lieu insolite. Le hall d ’ accueil qui donnait sur une boîte de nuit, était spacieux très coloré et art déco. On les fit monter au premier étage où dés le début de la salle trônait un bar, des tables et des chaises stylées. A la suite on pouvait voir comme des cubes dont les parois n’ allaient pas jusqu’ au plafond. Différentes couleurs de lumière s’ en échappaient.

On les conduisit devant des portes de papier imprimé de symboles japonais.

Ils s’ installèrent autour de tables basses sur des coussins de sol suffisamment épais pour être confortables.

Tom râlait de l’ ambiance trop feutrée qui régnait, mais son frère lui dit qu’ ils n’ étaient là que pour manger tranquillement. Après ils iraient au second pour faire la fête.

On leur apporta des mets japonnais mais aussi européens. Les garçons n’ avaient apparemment pas envie de tester trop de chose.

Quand ils eurent diné, on les fit monter un étage au dessus. La salle était immense , avec des podiums où de superbes créatures dansaient dans des tenues légères.

Tom n’ en croyaient pas ses yeux et se promit de ne pas finir la soirée seul.

Ils s’ installèrent dans un coin salon, commandèrent des cocktails. Tout le monde commençait à avoir un coup dans le nez.

Il y avait du monde, la salle commençait à être pleine. Ils décidèrent d’ aller danser. Tom partit en chasse.

Il y avait un peu de fumée artificielle qui rodait au niveau des jambes.

L’ ambiance était électrique. Le DJ passait des musiques plutôt technos mais avec des passages lascifs ou très rythmés. Les corps dansaient, les esprits étaient ailleurs…..

Les couples se formèrent d’ eux mêmes : Gustav avec Tite, Georg avec Elise, Bill avec Izabo.

Très vite Gus prit Tite par la main pour la ramener au sofa.

Gé et Elise s’ étaient rapprochés et leurs mains s’étaient jointes. Ils avaient l’ air en harmonie.

Izabo sentait sa robe remontait sur ses cuisses. Elle tirait dessus pour qu’ elle reste à une longueur convenable mais c’était de plus en plus dur. Chacun ondulait son corps aux rythmes de cet hymne à la sensualité, au plaisir. Ils se rapprochaient sans se toucher mais l’ attraction, l’ envie les mettaient aux abois. Bill lui saisit les poignets et releva ses bras au dessus de sa tête. Elle planta son regard dans le sien et son coeur fit un bon. Il était absolument beau, avec ses yeux brillants la fixant. Il fit descendre ses mains le long de ses avant bras, il continua jusqu’ à sa taille. Si seulement elle savait comme elle était sexy se dit-il. Izabo noua ses mains derrière sa nuque et se colla contre lui. Des vagues de chaleur fluctuaient dans son corps et tout autour. Bill avait glissé une jambe entre les siennes. Collés serrés, ils ondulèrent ensemble. Ils ressentaient de leur corps, un flux, une connexion presque aussi intime que si ils avaient fait l’ amour. L’ ambiance était surchauffée, les corps moites.

Le temps comme arrêté, ils dansaient sans ne plus rien entendre que leur propre musique. Tout avait disparu autour d’ eux, ne restait plus que cette palpable sensation. Elle vivait, vrombissait, les parcourait de la moindre pointe de cheveux jusqu’ à la plus infime terminaison nerveuse.

Cet état dura une minute ou une heure, leur apportant toute la satisfaction d’ une communion parfaite mais aussi toute le manque d’ un acte non consommé.

D’un seul coup la musique changea, la magie disparut. Ils se réveillèrent comme des naufragés sur une plage, mais celle-ci n’ était pas déserte. Ils étaient entourés de couple qui se lançaient dans un slow. Leurs mains se joignirent et ils regagnèrent leur coin. Ils se désaltérèrent sans avoir besoin d’ échanger le moindre mot. Bill se cala en biais et Izabo vint se lover de dos contre lui.

Tom était en train de charmer une superbe blonde suspendue à ses lèvres. Elise le regardait du coin de l’ oeil, pendant qu’ elle discutait avec les G et Tite.

Izabo voyait bien le manège, et elle était attristée pour son amie. D’ un autre côté il valait mieux que ça arrive maintenant plutôt que si leur relation avait prit un tournant plus sérieux.

Elle s’ excusa auprès de Bill et partit aux toilettes. Elle capta le regard de son amie et lui fit discrètement signe de la suivre.

  • Alors tu passes une bonne soirée ? Demanda Izabo

  • Apparemment toi aussi

  • Oui j’ ai enfin trouvé un danseur à ma mesure !

  • Ne fais pas celle qui ne comprends pas !

  • Tom aussi a l’ air de s’ amuser….

  • Ne me parles pas de lui…

  • Ok !

  • Salut les filles ! Dit Tite

  • Alors tu es contente de ta sortie ? Demanda Izabo

  • Il faudrait être difficile pour ne pas être aux anges!

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                      Je m’ entends bien avec Gustav….

                    • On a vu ça remarqua Elise

                    • Oui et toi Gé te dévore du regard ….

                    • Ah ! Tu crois….il est seulement gentil avec moi

                    • Non je ne pense pas.

                    • Ah ! Tu vois ? Dis Izabo

                    • Ne commences pas ….tu es mal placée pour me faire la leçon ! J’ ai cru que je devrais appeler les pompiers quand vous étiez sur la piste !

                    • Bon on ne va pas passer la soirée ici ! Dit Izabo en tournant les talons.

Elles retournèrent auprès des garçons. Tom avait disparu. Ils discutèrent un moment et eurent envie de rentrer. Bill se mit en quête de son frère, le vit sortir d’ une porte sans distinction.

  • Je connais ce regard ! Dit Bill

  • Tu n’ as pas idée …

  • Je ne veux rien savoir !

  • Tu devrais, ça te donnerait des idées pour ta copine !

  • T ‘es vraiment un vantard ! Je n’ ai pas besoin de toi pour cela.

  • C’ est ce que je vois !

  • C’ est plus compliqué que ça.

  • Avec toi c’est toujours compliqué ! Regardes comme je sais faire simple !

  • Oui je vois comment est Elise !

  • On ne s’ est rien promis et comme tu dis des fois c’est plus compliqué que ça !

  • Ah! tiens tiens ! En tout cas Gé est en train de la charmer !

  • Tu penses !

  • Je ne comprends pas les sentiments qui t’ animent, pourquoi ne veux-tu pas d’ elle ? Elle est mignonne et sympat non ?

  • Justement ce n’ est pas le moment de s’ attacher, et tu devrais y penser !

  • J’ y pense mais je ne vois pas les choses de la même façon que toi !

  • Bill ….. tu ne vas pas recommencer !

  • Non cette fois-ci les choses seront différentes.

  • Je l’ espère parce que Jost ne te laissera pas faire et moi non plus !

  • Ca va, calmes-toi !

  • Tu sais que dès que l’ on va sortir le nouvel album ça va être de la folie! Et déjà il faut qu’ on s’ y remette sérieusement.

  • Je sais. Bon allez viens, on s’ en va. Les autres nous attendent.

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CHAPITRE 26

L’ après midi avançait : les garçons rassemblèrent leurs affaires. Izabo fit un sac et accompagna Elise chez elle pour qu’ elle en fasse de même. Gustav accompagna Tite.

Quand tout le monde fût revenu, ils dirent au revoir et montèrent dans le van.

Lucille leur disait de faire attention et de bien s’ amuser, tant qu’ à Lionel si quelqu’un l’ avait vraiment regardé sa mâchoire contractée n’ aurait pas échappée à l’ examen.

L’ atmosphère était légère, seul Tom était monté à l’ avant pour dormir prétextant un subite mal de tête.

Ils prirent l’ avion à Mérignac : c’était un jet à l’ intérieur luxueux. Les filles étaient surexcitées, le groupe rigolait de les voir comme cela. Mais en fait ils étaient heureux de partager le vol avec des invités pour une fois.

A l’ aéroport de Paris, le groupe partit devant avec deux gardes du corps ; les filles les suivaient avec un.

Deux voitures noires aux vitres teintées les amenèrent à l’ hotel.

Les filles étaient un peu surprise de ces mesures de sécurité, mais on leur expliqua qu’ à Paris il y a avait toujours quelqu’un pour les reconnaître et les photographier. De plus si les fans apprenaient qu’ ils étaient là, s’en serait fini de leur tranquillité. Ils seraient traqués.

Elles réalisèrent un peu plus de qui elles étaient accompagnées. Pour finir de les briffer, le garde du corps qui s’ appelait Saki, leur passa le dvd de leur dernière tournée européenne.

C’était la première fois qu’ elles les voyait dans leur élément, faisant leur job. Elles aimèrent ce qu’ elles voyaient et entendaient. Mais Saki attira leur attention sur les zooms effectués sur la foule.

Elles n’ en revinrent pas : du nombre de personnes à leur concert mais aussi des bousculades.

Elles continuèrent à regarder jusqu’ à leur arrivée à l’ hotel.

Bill avait retenu une chambre pour chacun dans un hotel Ibis. Ce n’ était pas aussi luxueux que ce qu’ ils avaient l’ habitude de prendre mais plus discret.

Toutes les chambres étaient au même étage. Chacun se prépara pour la magnifique soirée à venir.

Les premiers à se retrouver en bas furent Tite et Gustav, qui profitèrent d’ être seul pour bavarder tranquillement. Gé vint les rejoindre, puis Tom. Quand ils virent arriver Elise, ils retinrent leur souffle. Elle était sexy en diable avec son pantalon en cuir noir accompagné d’ un chemisier noir très échancré avec de la dentelle autour et en bas de manches taillées en pointe. Son décolleté laissait apparaître un peu de dentelle gris acier de son soutien gorge qui pigeonnait sa poitrine.

Sa longue tignasse blonde en liberté et ses yeux bleus fardés de noir finissaient d’ orner ce tableau qui ne pouvait laisser indifférent.

Le temps que Tom regrette de ne pas l’ avoir retenu, Gé était auprès d’ elle. Il lui murmura quelque chose à l’ oreille qui la fit rougir.

Ils s’installèrent et commencèrent à plaisanter avec l’ autre couple.

Izabo sortit de sa chambre pressée pensant être la dernière. Elle avait mis du temps n’ arrivant pas à se décider sur la tenue à mettre. Elle avait donc tranché pour une robe moulante à bretelles. Sa couleur allait du noir au gris perlé comme si elle avait été savamment délavée mais il en résultait des ombres plus ou moins foncées qui donnaient un effet lumineux. Elle l’ avait assorti avec des escarpins fermés devant de forme pointue et retenue à la cheville par un tour de cheville. Ses épaules étaient couvertes d’ un fin boléro. Elle avait pris une capeline de laine faite au crochet pour alléger la matière mais qui restait chaude.

Elle n’ avait pas osé mettre son jean pas assez habillé pour une boite branchée.

Elle se dirigeait vers l’ ascenseur quand elle perçut la voix de Bill.

Il sortit dans le couloir le téléphone portable à l’ oreille. Quand il la vit, un sourire naquit sur ses lèvres. Il mit fin à sa conversation rapidement.

  • Je ne voudrais pas être à la place de ton correspondant !

  • Il l’ a bien cherché. Tu es ….ravissante !

  • Flatteur !

Il haussa un sourcil et s’ approcha d’ elle. Si elle pouvait se rendre compte l’ effet qu’ elle lui faisait, elle n’ aurait plus aucun doute sur sa beauté.

Il lui saisit les hanches et la rapprocha de lui. Il réussit à l’ embrasser avec retenue mais se recula vite car il avait trop envie d’ elle et craignait qu’ elle ne s’ en aperçoive.

Il lui prit la main et montèrent dans l’ ascenceur.

Izabo ne pouvait pas parler. A chaque fois qu’ il l’ embrassait, elle se retrouvait priver de tout ses moyens.

  • Izabo ?

  • Excuses-moi j’ étais dans mes pensées !

  • Ce soir je voudrais être le seul à y être.

  • …..

Izabo regardait ses pieds, rouge de confusion. Bill lui prit le menton, lui releva la tête et vrilla son regard dans le sien.

  • Tu es très belle, je suis fière d’ être à tes côtés.

  • Merci

  • Je suis sûr qu’ on va s’ éclater ce soir.

  • Oui…..toi aussi.

  • Quoi ? Je suis belle ?

  • Non ce n’ est pas ce que j’ ai voulu dire !

  • Je sais, je te taquine. Me trouverais-tu à ton goût ?

Le sang d’ Izabo ne fit qu’ un tour. Si il voulait la chauffer, il allait voir : elle se colla à lui, se hissa sur les pointes et tout en lui passant les bras autour du cou, elle l’ embrassa passionnément.

Il avait brushé ses cheveux noirs méchés de blanc sur le côté et maquillé ses yeux en noir. Il avait un pantalon noir rentré dans ses bottes au bout ferré avec des bretelles. Un tea-shirt noir légèrement pailleté dessous une veste noire avec des plaquages géométriques complétaient une tenue qui le rendez dangereusement magnétique.

L’ ascenceur bipa son arrivée au rez de chaussée. Ils se séparèrent mais se tinrent la main pour aller rejoindre les autres.

 

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CHAPITRE 25

Le téléphone de Tom sonna au moment où celui-ci se demandait ce qu’ il faisait ici.

Il écouta, opina du chef, et raccrocha avec un sourire en coin. Il profita que les filles soient allées chercher la nourriture dans la maison pour parler aux G.

    - Ca vous dirait de passer à la vitesse supérieure ?

  • De quoi tu parles ?

  • Et si on bougeait ? Si on allait faire la fête ailleurs ?

  • Et où ? Et avec les filles ? Demandèrent les G en même temps

  • Avec les filles si vous voulez et dans la dernière boite à la mode !

  • Celle dont on parlait l’ autre jour ? Demanda Georg avec les yeux pétillants

  • Celle-là même mon pote !

  • Cool !

  • Vous parlez de quoi là ? Demanda Gustav qui craignait toujours de les voir avec cet air

  • La plus délire des boites de nuit de Paris mon gars ! C’ est un hangar aménagé sur trois niveaux : le premier en boite pour tout le monde, le deuxième en restaurant, le troisième pour les VIP avec gogos danceuses et tout le tralala !

  • Vous savez moi et les boites…………

  • Gus fais un effort pour ta copine ! Je suis sûr qu’ elle adorerait.

  • On va pas encore dormir de deux jours ….

  • On aura tout le temps de dormir quand on sera vieux !

Les filles revenaient avec les bras chargés de plats.

Les G leur expliquèrent ce qu’ ils voulaient faire et Tom enfonça le clou avec l’ argument du dérangement pour Lucille et de son besoin de repos.

Bill arriva et répondit aux dernières questions. Il avait prévenu leur garde rapprochée, loué un jet privé et une limousine. Il avait aussi retenu des chambres pour tout le monde, mais il ne s’ étendit pas sur les détails parce qu’ il voulait les surprendre surtout Izabo.

Le repas fût un joyeux partage, tout le monde rigolait et discutait sur la soirée à venir. Les filles étaient excitées, énumérant ce qu’ elles devraient prendre pour cette aventure.

Au café le téléphone de Tom sonna, il alla dans la maison pour pouvoir discuter tranquil.

Cette douce journée d’ automne était ensoleillée mais Elise se plaint d’ avoir frais. Elle alla dans le dressing d’ Izabo cherchait une veste. Quand elle se retourna, elle tomba nez à nez avec Tom.

Ils se regardèrent. Tom tendit une main qu’ Elise saisit tout en se liquéfiant sur place. Il la rapprocha de lui, commença à l’ embrasser en faisant jouer son piercing sur ses lèvres.

Elise s’ embrasa et vint se coller à lui en passant les mains sous son tea-shirt.

Tom descendit sa bouche dans son cou et profita du décolleté pour aller jusqu’ aux seins. Il les fit sortir du soutien gorge en dentelle violine et en mordilla les tétons.

Elise défit sa ceinture et les boutons du pantalon qui descendit direct sur ses jambes.

Elle s’ accroupit et prit son sex gorgeait d’ envie dans sa bouche. Elle le titilla du bout de sa langue avant de l’ aspirer tout en le caressant. Tom grognait. Il la fit se relever et la monta sur une étagère. Là il lui écarta les jambes et alla de sa langue explorer sa féminité.

Quand il la devina au bord d’ un orgasme il s’ arrêta et la remit debout. Il mit un préservatif. Il poussa d’ un côté de la barre les cintres, lui dit de la saisir. Il lui prit la taille et la souleva. Elle l’ entoura de ses jambes toute en s’ empalant sur son sex. La brutalité les fit gémir. Alors commencèrent les aller-retour. N’ ayant pas tout le poids de sa partenaire à soutenir, Tom avait plus de marge de manoeuvre. Il variait le rythme et se penchait pour la lécher et aspirer ses seins.

Les mains prises accentuaient le plaisir d’ Elise. Elle ne pouvait pas le toucher et elle était à la merci de ses envies. Tom aimait la voir se tordre de plaisir. Tout à l’ heure elle le tenait en son pouvoir maintenant c’était à lui.

Ils jouirent ensemble dans un même râle. Tom posa Elise par terre et la teint serrer contre lui un petit moment.

Quand ils furent apaisés, ils rajustèrent leurs vêtements. Tom allait partir mais Elise le rappela.

  • Tom ?

  • Oui

  • Ce sera toujours comme cela ?

  • Aussi bon oui

  • Je ne parle pas de ça. Je veux dire entre deux portes ?

  • Qu’ est-ce que tu veux ?

  • Je croyais que l’ on partageait quelque chose

  • Oui c’est le cas

  • Et c’est tout ? En fait tu te satisfais de bien peu !

  • Je ne veux rien de plus pour l’ instant. Je n’ en ai pas le temps.

  • Ok

  • Je suppose que cette discussion est le point final ?

Elise tourna les talons et partit les yeux pleins de larmes sans répondre. Ce n’ était pas la première fois qu’ elle rencontrer quelqu’un et qu’ elle se liait vite. Mais elle aurait aimé qu’ il s’ attache à elle….comme elle s’ était attachée en fait. Elle monta à l’ atelier de son amie pour se rafraichir dans la petite salle de bain. Elle se dit que décidément soit elle ne tirait pas les bons numéraux soit elle les faisait fuir. En ce moment elle voulait trouver quelqu’un de sérieux, avec qui établir autre chose qu’ une relation sexuelle. En y réfléchissant Tom n’ était pas le candidat idéal. A ce qu’ elle avait compris, il collectionnait les filles. Toute son attention était braquée sur le groupe et la musique.

Grand bien lui fasse, elle n’ allait pas pleurer d’ avantage pour lui.

Elle se reconnut blessée mais pas désespérée. Elle trouverait un garçon qui l’ intéresserait et pour qui elle compterait.

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CHAPITRE 24

Bill frappa et attendit qu’ on vienne lui ouvrir. Lionel avait l’ air grave, il le laissa passer mais posa sa main sur son bras tout en lui disant :

  • Elle est fatiguée, ne sois pas trop long.

  • Je ne comptais pas l’ être.

  • Tout va bien en bas ?

  • Oui

  • J’ y vais.

Bill rentra dans la chambre et trouva Lucille allongée sur le côté, tournée vers la fenêtre.

  • Salut

  • Salut beau brun ! Désolé de ne pas participer aux festivités mais …

  • Pas de problème, tout ce que l’ on veut c’est que tu ailles mieux.

  • Oui je sais mais je ne voudrais pas que vous mettiez votre carrière entre parenthèse pour moi !

  • Ne t’ inquiètes pas de ça.

  • Bill, je suis sérieuse. Il faut que vous rentriez pour continuer votre album.

  • Je te dis que tout va bien. Mais tu en as peut-être marre de nous ?

  • Mais non….seulement vous ne pouvez pas vous installer ici ….je sais que c’est pour moi…mais vous avez votre vie….

  • Et vous la vôtre, c’est ça ? Nous allons partir t’ inquiètes pas !

  • Bill ? Ce n’ est pas ça, attends !

  • Alors c’est quoi ? Je croyais qu’ il n’ y avait plus de problème entre nous ni avec ton mari ?

  • Effectivement, mais vous perturbez pas mal de choses ici…

  • Dis ce que tu as sur le coeur.

  • J’ ai remarqué que tu t’ entendais bien avec Izabo et je ne voudrais pas ….

  • Quoi ?

  • Que vous ayez une relation qui compliquerait sa vie et risquerait de la blesser !

  • J’ en crois pas mes oreilles ! T ‘ es jalouse ?

Lucille fondit en larmes. Bill remplit de honte, la prit dans ses bras.

  • Je suis désolé, mes paroles ont dépassé ma pensée.

  • Non, tu as raison. Je le suis, c’ est puéril mais ….

  • Je croyais qu’ on avait fait le point …. tu m’ as demandé de passer à autre chose…. je l’ ai fait !

  • Mais pas avec ma cousine et puis elle est si jeune !

  • Elle a mon âge !

  • Tu sais pertinemment de quoi je parle !

  • Mais tu as si peux confiance en nous ?

  • Je te connais Bill… je connais ton monde… Izabo n’ a pas la moindre idée où elle met les pieds !

  • Mais il n’ est pas question de tout ça pour l’ instant….

  • Ca viendra….comprends que je ne veux pas qu’ elle souffre !

  • Tu me demandes quoi là ? De couper tout contact ? Et tu me prends vraiment pour le dernier des salauds, je n’ en reviens pas ! Tu pourrais nous laisser simplement vivre, c’est tout !

  • Ses parents me l’ ont confié.

  • Jusqu’ à présent tu ne l’ a pas empêché de fréquenter jusqu’ au dernier des crétins que je sache. J’ ai droit à un traitement de faveur ?

  • Bon écoutes, je pense juste que vous n’ allez pas ensemble.

  • Je te remercie mais malgré tout l’ affection que j’ ai pour toi, je me passerais de ton avis désormais !

  • Bill ? Attends…

  • Laisses moi te dire que tu viens de me faire aussi mal que le jour où tu m’as annoncé que …

Il tourna les talons et partit en claquant la porte. Lucille eut l’ impression de recevoir une baffe.

Qu’ avait-elle fait ? Elle se rendait compte qu’ elle était allée trop loin. C’ est vrai qu’ Izabo était sous sa garde mais jamais elle ne l’ avait empêcher de faire ce qu’ elle voulait, pour la bonne raison qu’ elle lui faisait confiance et qu’ elle devait faire ses propres erreurs pour avancer.

Mais là avec Bill dans l’ équation c’ était différent. Elle n’ était pas prête à les voir ensemble et elle avait peur pour chacun d’ eux. Ils étaient tellement passionnés, comment arriverait-ils à s’ entendre ? sans compter la carrière de Bill, le groupe, son frère jumeau…. et la future carrière d’ Izabo. Elle la voyait tellement talentueuse qu’ il ne fallait que rien ne l’ arrête dans son ascension.

Elle réalisa qu’ elle réagissait en mère et en mégère …. il fallait qu’ elle les laisse vivre leur vie, leurs aventures et qu’ elle se concentre sur elle, sur ses propres enfants. Elle réalisa que Lionel avait

attisé le feu. Il faudrait qu’ elle lui parle.

Elle pleura en espérant qu’ elle n’ ait pas perdu l’ amitié du chanteur qui aurait toujours une place particulière dans son coeur.

Bill alla directement à l’ atelier. Il s’ installa dans le canapé, les larmes coulant sans qu’ il puisse rien y faire. Cette femme qu’ il admirait tant, venait de le blesser comme personne avant. Il ne savait pas si un jour il pourrait lui pardonner, en attendant il était hors de question qu’ il coupe le lien avec Izabo.

Quelque chose de merveilleux était en train de naitre, il avait appris de ses erreurs et il ferait tout pour que ça se passe bien. Qu’ est-ce que croyait Lucille ? Il s’ exposait comme il ne l’ avait pas fait depuis longtemps et comptait bien continuer. Il voulait prendre ce risque parce qu’ Izabo le prenait aussi petit à petit.

Certes leur relation en était à l’ état larvaire, comme deux adolescents qui n’ osent pas s’ embrasser mais justement c’était bien. Il ne savait pas ce qu’ ils allaient devenir, mais que Lucille les voit perdant donc malheureux dès le départ le révoltait. Elle l’ humiliait encore plus en le prenant pour un perdant qui plus est, à ses ordres.

Ainsi il prit la décision de ne pas partir et même d’ agir avec tout le pouvoir qu ‘il avait.

Il prit son téléphone portable et mit à exécution un plan qui ne manquait pas de piment.

 

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